Prémisses du wearable commerce avec l’épinglage des vêtements portés dans la rue

awEarsolution, pour titiller votre penchant impulsif



Désir à emporter 

Awearsolutions, une start-up israélienne devrait lancer officiellement en 2015 une solution de puce intelligente intégrée directement dans le vêtement ou dans un accessoire, permettant via ce que je suppose être la technologie BLE, de reconnaître le dit produit et lui associer une référence, telle qu’une fiche produit par exemple mais aussi un certificat d’authenticité anti-falsification. Le lavage en machine sera supporté et la puce aurait une durée de vie de 5 ans.  La start-up étoffe son modèle en nouant des partenariats avec des marques de mode.

Il suffira au chaland de se trouver dans un rayon de 9-10 m autour de la personne portant ce produit ou accessoire de mode pour le scanner. L’histoire ne dit pas comment la puce se manifeste (mais on peut suggérer un mode expérientiel comme le jeu PKPKT que j’avais décrit ici ) .

Du coup, le chaland repère un produit qui lui plait dans la vie réelle et peut emporter le désir dans son smartphone.

 Epingler le réel ou un « Add to Chart » tangible

Ainsi les lieux de vie deviennent des « boards pinterest vivants » avec awearsolutions : l’application mobile permet d’épingler un produit porté (un sac, un vêtement, …) par une personne dans la rue ou chez des amis ou au restaurant pour l’acheter plus tard ou dans l’instant depuis son smartphone. La personne scannée se voit récompensée à chaque scann  pour la remercier d’incarner ce rôle du mannequin de cire. Mieux elle devient une nouvelle forme d’égérie « qui le veut et vaut bien. » Le ou la cliente ainsi taggé devient un des points de contact de la boutique, au même titre que la vitrine, faisant écosystème. Le store se dissémine dans la rue et devient ubiquitaire, avec en sus : la caution du client qui porte le produit.

Vers le « wearable commerce »…

On en est là. Les usages qui vont se décliner à partir de cette solution de shopping experience impulsive vont donner lieu à d’extravagants brainstormings et certainement des cas d’usage qui deviendront des « must have » : réinventer le showrooming, réinventer la promotion et la récompense client, la fidélisation et la communauté de clients ambassadeurs,  réinventer la publicité, réinventer la reputation de marque autour du plébiscite du produit le plus porté et le plus scanné… et poser de nouvelles question à la CNIL…et à tout un chacun .

Imaginons Pinterest s’offrir cette start-up … hum ? Le début de « wearable media marketing » ou « wearable commerce »…

 

Et les marques de mode sont plus qu’attentives à cette nouvelle forme de commerce, l’initiative récente de l’application KIABI LOOK pour Google glass    l’indique clairement.  La marque s’est appuyée sur  les technologies de reconnaissance visuelle mixée avec celles de la réalité augmentée,  embarquées sur les Google Glass. Ce wearable commerce s’annonce donc, en quête pour l’heure du meilleur modèle d’experience shopping  et business.

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9 facilitateurs pour faire éclore des services innovants de type UBER

Les services de VTC (Véhicule de tourisme avec chauffeur) tels que UBER et  LeCab,…, ne se limiteront pas au transport des personnes. Du moins, ont-ils le potentiel et l’ambition d’étendre leur vision à d’autres services. Ou à défaut, d’inspirer de futures start’up . Car ces jeunes acteurs urbains dessinent un nouveau paradigme serviciel. Un paradigme qui peut potentiellement bousculer, compléter,   »hacker » nombre de services de la vie courante, IRL, dans la vraie vie.  Une vraie vie devenue phygitale (physique +digitale).

Ainsi, Uber vient d’annoncer le lancement à New-York d’une extension servicielle  de sa plateforme: un service de coursier à vélo, UberRush, pour l’instant en test sur l’ilôt urbain de Manhattan. L’utilisateur accède à ce nouveau service via son application Uber et peut y tracer le coursier privé.

J’ai identifié 9 facilitateurs pour faire éclore des services de type UBER:

La digitalisation de la mise en relation (I) : tout passe par la plateforme omni-relationnelle à l’échelle hyperlocale: commande, gestion de l’attente, géolocalisation, suivi en temps réel du trajet, services embarqués, historique des clients, intelligence prédictive des data (big data), réactivité dans l’après vente…et ce quelque soit le canal de mise en relation : app mobile, site web, tchat, téléphone …

Une valeur d’usage qui se confond avec une véritable expérience client (II).  Ce service vise à faire mieux que l’existant par sa proposition de valeur, en  apportant de l’human’ touch personnalisée dans un esprit de service réincarné.

L’adaptabilité à la densité des lieux (III)  et la réduction du temps à l’échelle de l’instant, de l’urgence, de l’immédiat (IV) . Le « Hep, Taxi ! » dans sa forme digitalisée efface le temps et l’espace . Le service va se manifester par une présence responsive de l’offre, dans un contexte de proximité augmentée et distribuée: chaque VTC ou cycliste maille la ville. Ils sont autant de relais serviciels qui essaiment  le quartier et vont donc permettre agilité et réactivité in situ. Et surtout, la dynamique du réseau couplée à l’analyse prédictive des data peut assurer un niveau de présence en fonction de la demande.

La maturité des usages connectés IRL (V), parce qu’ils simplifient le quotidien,  se consolide chaque jour tant du coté des clients que de leurs serviteurs. S’induit  un sentiment tribal , basé sur la confiance, la transparence et un état d’esprit (VI). L’outil digital facilite une osmose conviviale avec le client. Celui-ci se sent comme chez lui dans leCab avec le chauffeur, comme  entre paires d’une communauté. « Je ne te vend pas quelque chose, je te délivre l’expérience d’un service ».

La réponse aux besoins de la vie courante urbaine IRL (VII), notamment les services à la personne, à  domicile, d’assistance ou de conciergerie est simplifiée et aboutie. Tandis que ces même besoins sont plus ou moins bien couverts par les opérateurs historiques. Et dans un contexte d’essor des plateformes de « crowdsomething » ( là aussi, impact du digital), de consommation collaborative, de participatif,  de peer to peer , de c to c, les gens plébiscitent la réponse sur mesure et privilégient la simplification (VIII).  

La libéralisation ou l’engouement pour la simplification des règles établies frappent les corporations trop sûres d’elles qui ne se réinventent plus et s’inquiètent de la désintermédiation des processus.

Enfin, condition essentielle au paradigme Uber:  le serviteur maîtrise et apporte son savoir faire et son outil de travail (IX):  BYO non pas Device mais Bring Your Own Toolbox (sa voiture, son vélo, sa trousse à outil,  …) qu’il dédie pleinement au service (répondre au besoin) et à la relation client, bref à l’expérience client.

Ces conditions réunies, et les freins levés, qui ne manqueront pas de surgir et auxquels il faudra intelligemment répondre: réglementation, sécurité, corporatisme,  (  …) ,  j’imagine très bien des opérateurs comme les banques, les assureurs générer de nouveaux leviers de croissance.  En s’impliquant dans cette industrie servicielle pour générer de nouveaux champs business, par exemple:  la couverture des nouveaux risques comme assurer les personnes à bord ou en relation, assurer le colis; la sécurisation des paiements,…

 

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